# Assurance loyers impayés Macif : ce qu’il faut savoir avant de souscrire
Pour un propriétaire-bailleur, la perspective d’un loyer impayé représente l’une des principales sources d’anxiété dans la gestion d’un patrimoine locatif. Cette situation peut rapidement transformer un investissement rentable en véritable gouffre financier, surtout lorsque vous devez continuer à rembourser un crédit immobilier tout en ne percevant aucun revenu de votre bien. Face à cette réalité, la garantie des loyers impayés (GLI) s’impose comme une solution de sécurisation incontournable pour les bailleurs soucieux de protéger leurs revenus. Parmi les acteurs majeurs du marché, la Macif propose une offre d’assurance loyers impayés qui mérite une analyse approfondie avant toute décision. Comprendre précisément les mécanismes de protection, les critères d’éligibilité et les conditions de mise en œuvre de cette garantie vous permettra d’évaluer si cette solution correspond réellement à vos besoins de bailleur.
Garantie des loyers impayés macif : fonctionnement et mécanismes de protection
L’assurance loyers impayés de la Macif repose sur un dispositif de protection multilatéral qui ne se limite pas au simple remboursement des loyers. Cette garantie intervient dès lors que votre locataire se trouve en situation de défaillance de paiement, qu’il s’agisse d’un impayé total ou partiel. Le principe fondamental reste que la Macif se substitue à votre locataire défaillant pour vous verser les sommes dues, transformant ainsi l’incertitude financière en flux de trésorerie prévisible. Cette mécanique protectrice englobe non seulement le loyer principal, mais également les charges locatives et les taxes prévues dans le bail, offrant ainsi une couverture globale de vos revenus locatifs. Le fonctionnement s’active automatiquement après respect des procédures de relance et de mise en demeure, sans que vous ayez à engager vous-même des démarches complexes.
Dispositif de couverture des impayés locatifs et plafonds d’indemnisation
Le dispositif d’indemnisation de la Macif prévoit une prise en charge des loyers impayés jusqu’à un plafond global de 60 000 euros par sinistre. Ce montant englobe l’ensemble des préjudices subis : loyers, charges, taxes et éventuelles indemnités d’occupation. Pour les loyers mensuels, la limite maximale s’établit à 2 500 euros charges comprises, ce qui positionne cette offre comme particulièrement adaptée aux biens de taille moyenne plutôt qu’aux logements haut de gamme. L’indemnisation s’effectue mensuellement, vous garantissant un versement régulier qui compense la défaillance de votre locataire. La durée de prise en charge n’est pas limitée dans le temps pour les contrats souscrits après février 2008, ce qui constitue un avantage considérable lorsque les procédures judiciaires s’éternisent. Cette absence de limitation temporelle vous protège efficacement contre les situations complexes où l’expulsion peut prendre plusieurs années, notamment dans les zones où les tribunaux sont saturés.
Franchise et délais de carence avant déclenchement de la garantie
La franchise constitue le montant restant à votre charge avant l’activation de la garantie. Pour l’assurance loyers impayés Macif, cette franchise varie selon la date de souscription de votre bail : elle s’élève à deux mois de loyer pour les baux signés avant le 9 février 2008, et à un mois de loyer pour ceux conclus après
cette date. Concrètement, cela signifie qu’en cas d’impayés, la Macif commencera à vous indemniser à partir du 2e ou du 3e mois de défaut de paiement selon l’ancienneté du contrat. À cela peut s’ajouter un délai de carence lorsque vous assurez un locataire déjà en place au moment de la souscription : dans ce cas, un délai probatoire d’environ 4 mois est appliqué pendant lequel aucun sinistre ne doit survenir, sous peine de déchéance de garantie. Ce mécanisme, parfois perçu comme contraignant, reste toutefois standard sur le marché des assurances loyers impayés et vise à éviter les souscriptions de dernière minute alors que les premiers incidents de paiement sont déjà connus.
Prise en charge des frais de contentieux et procédures d’expulsion
Au-delà du simple remboursement des loyers, l’assurance loyers impayés Macif intègre une dimension essentielle : la prise en charge des frais de contentieux. En cas de litige persistant avec votre locataire, la compagnie couvre les honoraires d’huissier, d’avocat ainsi que les frais de procédure judiciaire engagés pour obtenir le recouvrement des sommes dues et, le cas échéant, l’expulsion du locataire. Cette prise en charge est plafonnée à 3 000 euros par sinistre, avec un seuil minimum d’intervention avoisinant 230 euros, ce qui permet d’absorber une grande partie des coûts liés à une procédure parfois longue et techniquement complexe.
Dans les faits, la Macif mandate ses partenaires juridiques dès que le dossier est jugé irrémédiablement conflictuel, ce qui vous évite d’avoir à rechercher vous-même un avocat spécialisé en droit locatif. Vous bénéficiez ainsi d’un accompagnement structuré : relances formelles, commandement de payer par huissier, saisine du tribunal, obtention d’un jugement, puis mise en œuvre de la procédure d’expulsion si nécessaire. Pour un bailleur particulier, cette dimension d’assistance représente un vrai filet de sécurité, comparable à un copilote juridique qui vous guide étape par étape dans un environnement souvent anxiogène.
Protection contre les dégradations locatives et remise en état du logement
La GLI Macif prévoit également une garantie contre les dégradations immobilières causées par le locataire. Cette protection couvre les dommages constatés à la sortie du locataire et qui dépassent l’usure normale du logement : murs abîmés, sols détériorés, équipements dégradés, actes de vandalisme, etc. L’indemnisation est plafonnée à environ 7 700 euros par sinistre, après déduction du dépôt de garantie versé à l’entrée dans les lieux. Autrement dit, le dépôt de garantie joue le rôle de franchise : la Macif n’intervient que pour la partie des travaux de remise en état excédant ce montant, ce qui peut surprendre si vous êtes habitué à des contrats sans franchise sur ce point.
La prise en charge repose sur la comparaison entre l’état des lieux d’entrée et l’état des lieux de sortie, complétée par des devis ou factures de réparation, voire une expertise. En pratique, cette garantie devient particulièrement pertinente pour les biens récemment rénovés ou bien équipés, pour lesquels le montant des réparations peut grimper très vite. La Macif va plus loin en pouvant indemniser les loyers pendant la durée des travaux, dans la limite des plafonds contractuels, afin que vous ne soyez pas totalement privé de revenus pendant que votre logement est en remise en état. C’est un peu comme si l’assureur finançait à la fois le « chantier » et une partie du manque à gagner locatif.
Critères d’éligibilité et conditions de souscription de l’assurance GLI macif
Avant de pouvoir bénéficier de la garantie loyers impayés Macif, vous devez respecter un certain nombre de critères portant à la fois sur le profil du locataire, la nature du bien loué et la conformité du bail. Ces conditions d’éligibilité sont déterminantes : si elles ne sont pas respectées à la lettre au moment de la souscription, vous risquez une déchéance de garantie en cas de sinistre, même si vous avez payé vos cotisations. Il est donc crucial d’anticiper et de constituer un dossier locataire parfaitement conforme aux exigences de la Macif.
Solvabilité du locataire : ratios revenus-loyer et pièces justificatives exigées
Comme la plupart des assureurs, la Macif fonde son appréciation du risque sur la solvabilité du locataire. Le principe est simple : le montant du loyer, charges comprises, ne doit pas représenter plus de 37 % des revenus nets mensuels du locataire. Pour certains statuts considérés comme plus précaires (CDD, intérimaires, intermittents), ce taux d’effort est encore plus strict et limité à 33 %. Par exemple, si votre candidat locataire gagne 2 000 euros nets par mois et qu’il est en CDD, le loyer charges comprises ne devra pas dépasser 660 euros pour que le dossier soit éligible à la GLI Macif.
Pour vérifier ces ratios, la Macif exige un ensemble de pièces justificatives destinées à attester la stabilité des revenus : contrat de travail ou attestation d’employeur, trois derniers bulletins de salaire, dernier avis d’imposition, relevés de pension pour les retraités, bilans ou attestations comptables pour les indépendants. Les étudiants et apprentis peuvent également être acceptés, à condition de présenter un garant solvable dont les revenus répondent aux mêmes critères. Vous le voyez, l’assureur ne laisse que peu de place à l’approximation : un dossier incomplet ou incohérent peut entraîner un refus de souscription, voire un refus d’indemnisation ultérieur.
Types de biens immobiliers couverts par la garantie macif
L’assurance loyers impayés Macif couvre principalement les baux d’habitation, qu’il s’agisse de logements loués nus ou meublés, dès lors qu’ils constituent la résidence principale du locataire. Sont donc éligibles la majorité des appartements et maisons destinés à la location classique, y compris les petites surfaces étudiantes si les autres critères sont respectés. En revanche, les locaux commerciaux, bureaux, locations saisonnières, locations de courte durée type tourisme ou logements de fonction ne rentrent pas dans le périmètre de la GLI.
Le loyer mensuel charges comprises doit rester inférieur ou égal à 2 500 euros pour pouvoir être assuré, ce qui exclut de fait les biens de très haut standing ou certains grands logements dans les quartiers les plus chers. Le bien doit également être « décent » au sens légal, disposer de tous les diagnostics obligatoires (DPE, plomb, amiante selon le cas, risques et pollutions, etc.) et être conforme aux normes de sécurité. En cas de contrôle ou de sinistre, l’absence de ces éléments pourrait fragiliser votre position vis-à-vis de l’assureur.
Exclusions contractuelles : locataires refusés et situations non garanties
Comme tout contrat d’assurance, la GLI Macif comporte une liste d’exclusions, c’est-à-dire de situations dans lesquelles la garantie ne jouera pas, même en cas d’impayés. Sont notamment exclus les locataires dont les revenus sont constitués principalement de minima sociaux non pris en compte dans le calcul de la solvabilité (RSA, allocations chômage non pérennes, certaines primes exceptionnelles). Les candidats sans justificatifs de revenus stables ou ceux présentant des antécédents de mauvais paiement repérés dans les fichiers de incidents de paiement locatifs peuvent également être refusés.
Sur le plan des situations, les squats, les occupations sans droit ni titre ou les sous-locations illégales sortent du champ d’application de la garantie. De même, les travaux réalisés sans autorisation du propriétaire, les dégradations liées à un défaut manifeste d’entretien de la part du bailleur ou les dommages de nature structurelle non imputables au locataire ne seront pas indemnisés au titre de la GLI. D’où l’importance, pour vous, de distinguer ce qui relève d’un sinistre locatif couvert de ce qui relève de votre responsabilité de propriétaire.
Constitution du dossier locataire conforme aux exigences macif
La constitution d’un dossier locataire conforme est la pierre angulaire de la souscription à l’assurance loyers impayés Macif. L’assureur exige que vous conserviez l’intégralité des justificatifs ayant servi à évaluer la solvabilité du locataire : pièce d’identité, justificatif de domicile antérieur, contrat de travail, bulletins de salaire, avis d’imposition, éventuellement pièces du garant, ainsi que le bail signé et l’état des lieux d’entrée. Ce « package documentaire » sera demandé en cas de sinistre pour vérifier que les critères d’acceptation étaient bien respectés au départ.
Il est donc recommandé d’adopter une méthodologie rigoureuse, presque « professionnelle », dans la collecte et l’archivage des pièces. Vous pouvez par exemple constituer un dossier numérique sécurisé, daté, dans lequel chaque document est clairement identifié. En cas d’impayé, vous n’aurez plus qu’à transmettre ce dossier complet à la Macif, ce qui accélérera l’instruction de votre sinistre. À défaut, vous vous exposez à des demandes complémentaires, des retards d’indemnisation, voire à un refus si l’assureur estime que le dossier initial ne respectait pas ses critères.
Tarification et cotisations de l’assurance loyers impayés macif
La question du coût de l’assurance loyers impayés Macif est centrale dans votre décision de souscrire ou non à cette protection. Comme pour la plupart des GLI du marché, la tarification est exprimée en pourcentage du loyer charges comprises, ce qui la rend directement proportionnelle au niveau de revenus que vous souhaitez sécuriser. L’enjeu pour vous consiste à trouver le bon équilibre entre niveau de protection et impact sur la rentabilité nette de votre investissement locatif.
Calcul de la prime : pourcentage du loyer charges comprises
La Macif applique une grille de tarification relativement simple : pour la formule standard, la cotisation annuelle représente environ 2,75 % du loyer charges comprises, tandis que la formule incluant l’option « inoccupation » (vacance locative) s’établit autour de 2,95 %. Ce pourcentage s’applique au montant annuel du loyer : par exemple, pour un loyer de 1 000 euros charges comprises, la prime annuelle avoisinera 330 à 360 euros selon l’option retenue. Plus le loyer est élevé, plus le coût de l’assurance augmente mécaniquement, dans la limite du plafond de 2 500 euros de loyer mensuel.
Contrairement à d’autres contrats qui modulent le tarif en fonction du profil du locataire ou de la localisation du bien, la GLI Macif repose sur un taux fixe. Cela présente un avantage de lisibilité : vous savez immédiatement combien vous coûtera la sécurisation de vos loyers. En revanche, cette absence de modulation signifie que vous ne bénéficierez pas nécessairement de conditions plus avantageuses si vous louez à un profil très sécurisant (fonctionnaire titulaire par exemple) ou dans une zone où le risque d’impayé est historiquement faible.
Déductibilité fiscale des cotisations GLI pour les propriétaires bailleurs
Sur le plan fiscal, les cotisations de l’assurance loyers impayés Macif constituent des charges déductibles de vos revenus fonciers, dès lors que vous êtes imposé au régime réel (en location vide comme en location meublée au régime réel BIC). Concrètement, cela signifie qu’une partie du coût de la GLI est indirectement prise en charge par le fisc, via la réduction de votre assiette imposable. Selon votre tranche marginale d’imposition, l’économie peut atteindre jusqu’à 41 % du montant de la prime, à laquelle il faut ajouter les prélèvements sociaux.
Par exemple, si votre prime annuelle s’élève à 360 euros et que votre tranche marginale d’imposition est de 30 %, l’économie d’impôt peut avoisiner 108 euros, ramenant le coût réel de la GLI à environ 252 euros par an. Vu sous cet angle, la garantie loyers impayés devient un « filet de sécurité » dont le coût net est souvent jugé raisonnable au regard du risque encouru. En revanche, si vous êtes au micro-foncier ou au micro-BIC, vous ne pouvez pas déduire spécifiquement cette dépense, puisqu’un abattement forfaitaire est déjà appliqué à vos revenus.
Comparatif tarifaire macif versus autres assureurs GLI du marché
Sur un marché où les primes d’assurance loyers impayés oscillent généralement entre 2,5 % et 4,5 % du loyer charges comprises, la Macif se positionne plutôt dans la fourchette basse. D’autres grands acteurs, comme AXA, Allianz, MAIF ou encore certains courtiers spécialisés, peuvent proposer des prix équivalents ou légèrement supérieurs, avec des variations selon les plafonds d’indemnisation (parfois 90 000 ou 100 000 euros), la prise en charge des dégradations ou encore l’absence de franchise.
Il faut toutefois garder en tête que le tarif ne peut pas être le seul critère de comparaison. Ainsi, certains concurrents offrent des plafonds plus élevés, mieux adaptés aux loyers importants, ou des garanties de vacance locative plus généreuses. À l’inverse, la Macif impose un plafond global de 60 000 euros et une franchise égale au dépôt de garantie, ce qui peut s’avérer pénalisant pour les biens situés dans les zones très tendues où les loyers sont élevés. Pour comparer objectivement, il est utile de simuler plusieurs devis en intégrant vos paramètres (loyer, profil du locataire, type de bien) et en mettant en balance prix, plafonds et exclusions.
Procédure de déclaration de sinistre et modalités d’indemnisation
La meilleure assurance loyers impayés ne sert à rien si vous ne savez pas comment l’activer au moment critique. La Macif encadre de façon précise la procédure de déclaration de sinistre et les modalités d’indemnisation, avec des délais à respecter scrupuleusement. Une réaction rapide et documentée de votre part conditionne la prise en charge optimale de vos impayés.
Délais de déclaration obligatoires après le premier impayé de loyer
Dès le premier impayé, il est impératif de réagir sans attendre. En règle générale, vous devez adresser une lettre de relance simple à votre locataire quelques jours après la date d’échéance impayée. Si la situation n’est pas régularisée au deuxième mois, vous envoyez une mise en demeure par courrier recommandé avec accusé de réception. C’est à ce stade que la déclaration de sinistre auprès de la Macif doit intervenir, en respectant un délai contractuel qui est le plus souvent de quelques semaines après le second impayé.
Ne pas respecter ces délais, c’est un peu comme oublier de déclarer un accident à son assureur auto : vous prenez le risque que la compagnie limite ou refuse sa prise en charge. Pour éviter cela, notez les dates clés (impayé, relance, recommandé) et informez la Macif dès que la dette commence à se constituer. Cette anticipation permettra à l’assureur de lancer au plus vite ses propres démarches de recouvrement et, si besoin, de contentieux.
Documents requis pour l’activation de la garantie macif
Lors de la déclaration de sinistre, la Macif vous demandera un ensemble de documents permettant de vérifier la réalité de l’impayé et la conformité initiale du dossier. Vous devrez fournir notamment la copie du bail signé et de ses annexes, l’état des lieux d’entrée, le décompte détaillé des loyers, charges et taxes impayés, les copies des courriers de relance (lettre simple puis recommandé) ainsi que la preuve de non-paiement (relevés bancaires, quittances non réglées, etc.).
En complément, l’assureur peut exiger l’intégralité du dossier locataire présenté lors de la souscription : pièces d’identité, justificatifs de revenus, avis d’imposition, etc. L’objectif est double : confirmer que les critères d’éligibilité étaient bien respectés au départ et chiffrer précisément le montant de la dette. Plus votre dossier est complet dès la première transmission, plus la Macif pourra instruire rapidement votre demande et enclencher les premiers versements d’indemnisation.
Calendrier d’indemnisation et versement des loyers impayés
Une fois le sinistre déclaré et le dossier jugé complet, la Macif met en place un calendrier d’indemnisation. Après application de la franchise (souvent équivalente à un mois de loyer ou au dépôt de garantie), l’assureur commence à vous indemniser de façon mensuelle, en se substituant au locataire pour le paiement des loyers et charges jusqu’à la fin de la procédure ou jusqu’à atteinte du plafond de 60 000 euros. Vous continuez ainsi de percevoir un flux régulier, ce qui est crucial si vous devez rembourser un emprunt immobilier.
En pratique, le premier versement intervient généralement dans le mois ou les deux mois suivant la réception complète du dossier, le temps que les services de la Macif vérifient les pièces et, le cas échéant, engagent les premières démarches de recouvrement. Les indemnités ultérieures suivent la fréquence des échéances prévues par le bail, jusqu’à régularisation de la situation (paiement intégral de la dette, départ du locataire, expulsion). Ce fonctionnement par « relais » permet de lisser l’impact financier de l’impayé, un peu comme si l’assureur prenait temporairement la place du locataire dans votre plan de financement.
Accompagnement juridique et prise en charge par la macif des démarches contentieuses
En parallèle des versements, la Macif assure un accompagnement juridique complet. À partir du moment où l’amiable a échoué, l’assureur mandate huissiers et avocats pour enclencher les procédures nécessaires : commandement de payer, saisine du tribunal judiciaire, obtention d’une décision de justice, mise en œuvre d’une mesure d’expulsion avec l’appui éventuel de la force publique. Vous n’avez donc pas à gérer vous-même ces démarches souvent techniques et chronophages.
Cet accompagnement est particulièrement précieux lorsque vous n’êtes pas familier avec les arcanes du droit locatif. La Macif vous informe des différentes étapes, vous conseille sur les décisions à prendre (par exemple, négocier un échéancier ou poursuivre la procédure) et prend en charge la majorité des frais engendrés dans la limite de 3 000 euros. Vous bénéficiez ainsi d’un véritable « bras juridique armé », qui sécurise la défense de vos intérêts sans grever davantage votre trésorerie.
Alternatives à la GLI macif : visale et caution solidaire
Si l’assurance loyers impayés Macif constitue une solution robuste pour sécuriser vos revenus locatifs, elle n’est pas la seule option. Selon le profil de votre locataire, le montant du loyer et votre appétence au risque, vous pouvez envisager des dispositifs alternatifs ou complémentaires, comme la garantie Visale proposée par Action Logement ou la caution solidaire familiale. Chacun présente ses avantages et ses limites, qu’il est important de comparer avant de trancher.
Dispositif action logement visale : éligibilité et plafonds de ressources
La garantie Visale est une caution publique gratuite mise en place par Action Logement, destinée à faciliter l’accès au logement pour certains publics (jeunes de moins de 30 ans, salariés nouvellement embauchés, ménages modestes, etc.). Concrètement, Visale se porte garant du locataire auprès du bailleur pendant une durée limitée, en prenant en charge les impayés de loyers dans le respect des plafonds fixés par le dispositif. Pour vous, propriétaire, c’est une sécurité financière sans coût direct, même si la couverture reste encadrée.
Côté conditions, le locataire doit vérifier son éligibilité en ligne et obtenir un « visa » Visale avant la signature du bail. Des plafonds de loyer sont fixés en fonction de la zone géographique et du type de logement, et la durée de couverture est généralement limitée aux trois premières années du bail. Ce dispositif peut se révéler très intéressant si vous louez à un jeune actif, un étudiant ou un salarié en début de contrat qui ne remplit pas forcément les critères stricts de solvabilité exigés par une assurance GLI classique.
Cumul impossible entre garantie visale et assurance GLI privée
Un point de vigilance majeur : il n’est pas possible de cumuler la garantie Visale avec une assurance loyers impayés privée comme la GLI Macif sur un même bail. Le principe de non-cumul s’applique pour éviter que le bailleur perçoive deux fois une indemnisation pour le même loyer impayé. Vous devez donc choisir l’un ou l’autre dispositif, en fonction du profil de votre locataire et de votre stratégie de sécurisation.
De manière pratique, si votre locataire est éligible à Visale, vous pouvez opter pour cette garantie gratuite et renoncer à la GLI, en acceptant en contrepartie des plafonds et une durée d’indemnisation plus limitée. À l’inverse, si vous recherchez une couverture plus large (dégradations, frais de contentieux, vacance locative optionnelle), la GLI Macif restera plus adaptée, quitte à sélectionner des locataires au profil plus solvable. La décision dépend donc autant de votre tolérance au risque que des caractéristiques concrètes du dossier locataire.
Caution solidaire familiale versus sécurisation par assurance professionnelle
L’autre alternative classique à l’assurance loyers impayés reste la caution solidaire, souvent fournie par un proche du locataire (parent, conjoint, etc.). Dans ce schéma, le garant s’engage contractuellement à régler les loyers et charges en cas de défaillance du locataire. Cette solution est gratuite pour vous et pour le locataire, mais son efficacité dépend fortement de la solvabilité réelle du garant et de votre capacité à faire valoir vos droits en cas de problème. Faire payer un parent peut se révéler délicat sur le plan humain et complexe si le garant se trouve lui-même en difficulté financière.
En outre, la réglementation limite le cumul entre caution solidaire et assurance loyers impayés : sauf cas particulier des baux étudiants, vous ne pouvez pas exiger à la fois un garant et une GLI. Vous devez donc arbitrer entre une sécurisation « privée » reposant sur un engagement familial, plus incertain mais sans coût, et une sécurisation « professionnelle » comme la GLI Macif, payante mais contractualisée avec un assureur soumis à des obligations strictes. Là encore, tout est question d’équilibre entre budget, niveau de risque accepté et simplicité de gestion au long cours.
Résiliation et modification du contrat d’assurance loyers impayés macif
Enfin, il est important de connaître les règles encadrant la vie de votre contrat d’assurance loyers impayés Macif, notamment en matière de résiliation et de modification. Vous n’êtes pas lié à vie à votre assureur : la législation et les conditions générales prévoient plusieurs cas dans lesquels vous pouvez mettre fin au contrat ou en ajuster certains paramètres, par exemple en cas de changement de locataire, de vente du bien ou d’augmentation de prime.
La résiliation la plus courante intervient à l’échéance annuelle du contrat, avec un préavis de deux mois avant la date anniversaire. La Macif est tenue de vous rappeler cette échéance, au moins quinze jours avant la fin du délai de résiliation (dispositif dit de la « loi Chatel »). Si cette information vous parvient en retard, vous bénéficiez d’un délai supplémentaire pour résilier. D’autres motifs légitimes permettent également une résiliation anticipée : vente du logement, départ définitif du locataire sans remplacement, augmentation de prime sans contrepartie d’extension de garanties, ou encore diminution du risque non suivie d’une baisse tarifaire.
Sur le plan pratique, la résiliation peut être notifiée par courrier, par acte d’huissier, par déclaration au siège social ou, de plus en plus souvent, par voie électronique si les conditions générales le permettent. En cas de résiliation en cours d’année (par exemple suite au départ du locataire ou à la vente du bien), la Macif procède en principe au remboursement prorata temporis de la fraction de prime correspondant à la période non couverte. De votre côté, si vous changez de locataire et souhaitez maintenir la GLI, vous devrez simplement soumettre un nouveau dossier locataire respectant les critères d’éligibilité, afin que l’assureur valide la poursuite de la garantie sur ce nouveau bail.